Taekwondo : bien s’équiper c’est gagné !

Le terme Taekwondo provient des caractères Hanja sino-coréens qui signifient : Tae, pieds ; Kwon, pour les bras (poing, épaule et main) et Do, qui représente la voie du perfectionnement, concept philosophique oriental, également connu sous le nom de dao ou tao en chinois et do en japonais.

Histoire
Les militaires coréens de la dynastie Goguryeo (37 a. JC. – 668) développèrent un style d’arts martiaux : le « Kempo coréen ». Le Taekwondo s’est principalement inspiré du Kung-fu et du Wu Shu chinois dans certaines de ses techniques de main ouverte, du Taekkyon coréen dans sa forme et exécution de coups de pied et dans le Karaté-do japonais pour les coups de poing. C’était, en général, une technique qui insistait davantage sur les coups de pied que sur les de coups de poing.
PhilosophieLa philosophie du Taekwondo est basée sur cinq principes issus de la philosophie chinoise du confucianisme et du taoïsme, largement influencée par le nationalisme coréen: la courtoisie, l’intégrité, la persévérance, la maîtrise de soi et l’esprit indomptable.

Caractéristiques

Cet art se caractérise par l’usage de techniques de mouvement de jambes et de coups de pied relevant d’une plus grande importance que dans la plupart des arts martiaux. C’est ainsi qu’avec une technique dépurée, il en ressort une plus grande précision et rapidité d’action. Le Taekwondo est particulièrement efficace dans la lutte debout, se détachant ainsi d’autres arts martiaux dans les distances longues, où le pratiquant, aussi nommé taekwondoiste, pourra obtenir une plus grande force explosive ainsi qu’une importante vitesse de concaténation et de combinaisons de techniques de jambes.

Equipement nécessaire

Comme dans la grande majorité des arts martiaux modernes, le Taekwondo tire son uniforme et son système de classement par ceintures (kyu/gup-Dan) du Karaté, qui à son tour l’avait adopté du Judo en 1930, en raison de l’amitié liant les Maîtres Jigoro Kano (fondateur du Judo) et Gichin Funakoshi (fondateur du Shotokan et du Karaté moderne).

Pour pratiquer le Taekwondo un Dobok (combinaison) et une Ti (ceinture indiquant le degré) sont nécessaires. Il peut se pratiquer pieds nus ou avec des chaussures spéciales. Le Dobok est légèrement différent si l’on pratique le Taekwondo ITF ou le Taekwondo WTF. Dans les deux cas il se compose d’un pantalon et d’une veste qui peut être ouverte (ITF), ou fermée avec col en V (WTF). En général, chacune de ces combinaisons porte ses propres inscriptions, tels qu’écussons ou logos, selon les codes vestimentaires de chaque fédération.

Lors des compétitions, il est nécessaire de porter des protections réglementaires afin de minimiser les risques de blessures. Celles-ci sont établies par l’association qui organise la compétition. Cependant, lorsqu’il est pratiqué sur le Dojang (terme qui désigne l’espace destiné à la pratique et à l’enseignement de la méditation ou des arts martiaux traditionnels), les protections réglementaires ne sont généralement pas nécessaires, sauf si un entraînement spécifique au combat de contact est réalisé.

Protections obligatoires lors des compétitions:

• Gants ouverts pour les poings, appelés « Pads », fabriqués en polypropylène
• Bottes de protection, du même matériau que les gants
• Protecteur dentaire
• Protecteur génital
• En option et en fonction de la réglementation pour les juniors et vétérans : cuirasse de protection, casque en polypropylène, protecteurs des tibias et des avant-bras

D’autre part, il est recommandé que le Dojang où est pratiqué le Taekwondo soit pourvu d’un sol capitonné (tatami). Cependant, il n’est pas autant nécessaire que dans d’autres sports de combat ou d’autres arts martiaux traditionnels qui mettent beaucoup plus l’accent sur des techniques de projection, de déséquilibre ou de combat au sol tels que la Lutte libre, le Judo, le Jiu-jitsu, l’Aikido ou dans les Arts martiaux modernes comme l’Hapkido.